La princesse Mathilde, une Bonaparte et les Arts

La Princesse Mathilde est la nièce de Napoléon Bonaparte, la cousine de Napoléon III, mais surtout une artiste et une femme libre !

Consacrer une exposition à la princesse Mathilde, c’est faire revivre un siècle de vie artistique et littéraire. C’est retrouver une page méconnue de l’histoire du goût, de la mode – l’exposition montre robes et bijoux portés par elle -, de la décoration d’intérieur. C’est aussi, et peut-être d’abord, faire revenir dans les rues d’Ajaccio une enfant du pays qui se sentait chez elle partout en Europe, à Saint-Pétersbourg, à Rome, à Florence, à Paris… C’est redécouvrir une femme artiste, éprise d’absolu et d’égalité, nostalgique du passé mais très en avance sur son temps, qui n’avait de comptes à rendre à personne, se moquait du qu’en-dira-t-on et qui mérite certainement de rester dans l’histoire.

Contemporaine de grands noms de la littérature et collectionneuse d’art, elle a côtoyé de nombreux artistes. L’exposition qui lui est consacrée va peut-être vous faire découvrir cette figure du XIXème siècle et va certainement vous livrer quelques anecdotes sur les liens de la Princesse Mathilde avec Gustave Flaubert, Théophile Gautier, Sainte-Beuve, les frères Goncourt, Marcel Proust et aussi Giraud, Hébert, Cabanel, Meissonier, Fromentin, etc.
Le Palais Fesch vous propose cette exposition dans la lignée de celles consacrées aux membres de la famille Bonaparte et leurs rapports avec les arts, en partenariat avec le musée d’Orsay et le musée national du château de Compiègne, avec le soutien exceptionnel du musée des Arts Décoratifs de Paris, du musée national des châteaux de Versailles et Trianon et du musée Hébert de La Tronche.

De nombreuses œuvres, anciennes et contemporaines, qui ont appartenu à la princesse Mathilde se trouvent pour la première fois réunies, au Palais Fesch, du 27 juin au 30 septembre 2019.

Un soir chez la princesse Mathilde

La Princesse passait plusieurs mois par an à Saint-Gratien et y recevait ses plus chers hommes de lettres et artistes, ainsi que certains membres de sa famille, menant une élégante vie de campagne, entourée de ses chiens.
L’exposition fait entrer le visiteur au cœur de ce bouillonnement artistique. De nombreuses œuvres, anciennes et contemporaines, qui ont appartenu à la princesse Mathilde se trouvent pour la première fois réunies. D’autres peintures et sculptures, dues à des artistes qu’elle aima et collectionna, accrochées comme dans une grande demeure du XIXe siècle, permettent de partager ses enthousiasmes et ses aspirations, de mieux saisir son regard. Il ne s’agit donc pas d’une réunion de reliques historiques – même si l’exposition présente des objets et des documents très émouvants – mais de la résurrection d’une page importante de l’histoire du goût sous le Second Empire et la IIIe République. La collection de Mathilde, dispersée après sa mort, aurait suffi à constituer le fonds d’un grand musée : les orientalistes y côtoient les meilleurs portraitistes, les scènes de genre, très pittoresques, dialoguent avec les grandes compositions historiques. L’accrochage très dense, la mise en scène des grandes salles de l’exposition, donneront aux visiteurs le sentiments d’avoir le privilège de passer «un soir chez la princesse Mathilde», au milieu de tous les talents d’une époque éclectique et tumultueuse.

La nièce de Napoléon

Mathilde Bonaparte, née à Trieste en 1820, est la fille de Jérôme Bonaparte et appartient par sa mère Catherine de Wurtemberg à une illustre famille princière qui fait d’elle la cousine du tsar. Toute sa vie elle a été avant tout très fière d’être la nièce de Napoléon. Elle a été une petite fille rêvant de gloire et de panache. « Sans Napoléon, je vendrais des oranges dans les rues d’Ajaccio ! » : l’exclamation résume son orgueil et sa simplicité, son humour, sa passion pour le grand héros de la Corse.
Femme forte et indépendante, pleine d’esprit et d’énergie, elle se passionne pour les artistes et les écrivains. Elle fait de son salon le centre de la vie intellectuelle du Second Empire. Sous la Troisième République, elle continue à recevoir – et le jeune Marcel Proust, reçu chez elle, lui a consacré d’inoubliables pages.
L’exposition du Palais Fesch, la première consacrée à cette Bonaparte non-conformiste, est un voyage à la recherche du temps perdu, ponctué d’œuvres d’art et de souvenirs historiques, qui fait revivre cette figure rayonnante de la famille impériale, au destin romanesque.

Une jeune femme amoureuse des arts

L’enfance et l’adolescence de Mathilde se passent en exil, de Trieste à Rome, puis à Florence. Alors qu’elle n’avait que seize ans, elle faillit épouser son cousin Louis-Napoléon, fils de Louis Bonaparte et d’Hortense de Beauharnais et futur Napoléon III, mais l’échauffourée de Strasbourg entraina la colère de son père et la rupture de ses fiançailles. Elle avait été très amoureuse de lui. Lui, séduit par l’intelligence de Mathilde, en fit une confidente et une alliée. La rivalité de la princesse Mathilde et de l’impératrice Eugénie est au centre de la vie de cour, plus tard, aux Tuileries.
L’Italie fut pour elle le décor d’une initiation capitale à l’amour des arts et des collections – n’était-elle pas, aussi, la petite-nièce du cardinal Fesch ? Mathilde forma son œil, commença à dessiner, à s’intéresser aux musées et à la vie des artistes. Elle affirmait ainsi sa profonde originalité.
Son père la maria – ce fut d’abord un accord financier dont elle n’était que le jouet – au prince russe Anatole Demidoff en 1840. Demidoff, collectionneur d’œuvres d’art, riche et « parvenu » au tempérament d’aventurier sans scrupules, se comporta avec elle en cosaque, l’emmena à Saint-Pétersbourg et tenta de l’utiliser pour faire sa propre carrière. Elle se sépara de lui en 1846, date à laquelle elle fut autorisée par le roi Louis-Philippe à s’installer à Paris.

La cousine de Napoléon III

Lors de la Deuxième République, Mathilde Bonaparte recevait au Palais de l’Élysée aux côtés de son cousin devenu Prince-Président. C’est le début de son influence, et de son premier cercle d’amis. Elle joue alors en quelque sorte un rôle de première dame avant la lettre.
Sous le Second Empire, Mathilde est princesse impériale et se doit d’assister aux cérémonies officielles données par Napoléon III et de paraître aux Tuileries pour les dîners de famille du lundi, mais aussi parfois aux « séries » de Compiègne et de Fontainebleau qu’elle n’appréciait guère.
Elle affectionne les bijoux extraordinaires et les tenues somptueuses. Elle s’épanouissait dans le salon qu’elle tenait dans son hôtel de la rue de Courcelles que son cousin lui offrit en 1852 et qu’elle mit au goût du jour. L’exposition, à travers une sélection de vues d’intérieur, permettra de redécouvrir ce « style Mathilde », composante originale du goût de l’époque.

Mercredi, les écrivains

Elle recevait son cercle d’écrivains le mercredi soir, sans cérémonie, et entretenait avec eux des relations très intimes.
C’est devant Maxime Du Camp qu’elle laissa éclater sa rage le soir du mariage de Napoléon III avec Eugénie de Montijo, qu’elle surnommait « l’Espagnole ». Théophile Gautier se blottissait à ses pieds, les jambes croisées à la turque et, devant son besoin chronique d’argent, elle obtint qu’il soit nommé son bibliothécaire avec une pension annuelle de six mille francs. L’amitié qui la lia à Gustave Flaubert dépassa largement les liens qui unissent un écrivain à une mécène.
Mathilde, femme d’esprit, qui ose parler librement, jurer en public et rire aux éclats, séduit sans peine. Ses fidèles furent Prosper Mérimée – qui savait lui parler de la Corse –, Alexandre Dumas fils, Horace de Vieil-Castel, Charles-Augustin Sainte-Beuve, Ernest Renan, Hippolyte Taine, les frères Jules et Edmond de Goncourt, qu’elle appelle ses « bichons »… Ces écrivains qui participèrent tous à la gloire de la littérature française de la seconde moitié du XIXe siècle. Peut-être est-ce un peu grâce à elle…

Le vendredi, une artiste qui reçoit les artistes

« Bientôt il ne fut bruit dans Florence que de la passion subite dont la jeune comtesse de Montfort s’était entamée pour les arts : le dessin, la peinture, la statuaire faisaient ses délices. On la vit fréquenter assidûment les musées, les galeries célèbres, étudier longuement les nudités taillées dans le marbre, coulées en bronze ou fixées sur la toile. Afin de saisir la nature sur le vif, de nombreux modèles furent conviés au palais de Jérôme, où ils posaient patiemment devant Mathilde. » A Florence Sous le Second Empire, Mathilde peint, expose au Salon officiel, aménage un atelier où elle met en scène son talent d’aquarelliste. C’est une manière d’affirmer son indépendance, de montrer qu’elle peut traiter ses invités artistes sur un pied d’égalité. Les artistes, qui étaient conviés le vendredi, étaient également nombreux, elle aimait avoir avec eux une conversation plus technique. Mathilde Bonaparte pensait avoir un goût plus sûr que celui des Tuileries, mais les artistes qu’elle recevait le vendredi étaient ceux qui étaient également appréciés à la cour : les sculpteurs Barre et Carpeaux, les paysagistes Saintin et Anastasi (qui, aveugle, finit ses jours au pavillon de Catinat que Mathilde possédait dans le parc de Sain-Gratien), Gérôme, Amaury-Duval, Fromentin, Baudry, Bonnat, Lévy, Boulanger, et bien d’autres qui tous exposaient au Salon. Le surnom que lui prêta Sainte-Beuve de « Notre Dame des Arts » n’était pas usurpé. Ses peintres les plus proches, Eugène Giraud, « la chère vieille giraille » que lui avait présenté Nieuwerkerke et qu’elle considérait comme son maître, ainsi qu’Ernest Hébert, son fidèle ami, surent donner une atmosphère impressionniste à sa propriété de campagne de Saint-Gratien située au bord du lac d’Enghien.

Aux côtés du « bel Emilien »

Sous le Second Empire, la figure dominante de cette petite cour alternative est celle d’Émilien de Nieuwerkerke, qui fut son amant entre 1846 et 1869. Le « bel Émilien », nommé directeur des musées nationaux dès le lendemain de l’élection de Louis-Napoléon, élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1853, occupa sous le Second Empire la prestigieuse charge de Surintendant des Beaux-Arts. Il joua auprès de Napoléon III un rôle comparable à celui de Dominique-Vivant Denon, « l’œil de Napoléon » sous le Premier Empire. Il régnait sur les œuvres conservées dans les palais impériaux, les commandes publiques, l’organisation des Salons et de l’École des beaux-arts. Les infidélités de Nieuwerkerke, rapportées entre autres par Vieil-Castel, ne rendaient toutefois pas leur relation aisée. Néanmoins, lors des séjours du couple à Saint-Gratien, Nieuwerkerke, qui s’y comportait en châtelain, rendait la princesse heureuse. Après la rupture avec son amant, Mathilde le remplaça la même année par le peintre-émailleur Claudius Popelin, de cinq ans son cadet et tout aussi beau qu’Émilien.

Une princesse à la recherche du « temps perdu » sous la IIIe République

À la chute de l’Empire en 1870, Mathilde se réfugia à Bruxelles, sous la protection de son nouvel amant, et de certains membres de sa petite cour, notamment Dumas fils et Giraud. Rentrée à Paris en 1871, elle put récupérer, grâce à la bienveillance d’Adolphe Thiers, une partie de ses biens et s’installa dans des hôtels plus modestes, rue de Berri. Son dernier hôtel est un véritable bric-à-brac où se côtoyaient le meilleur et le pire et où dominaient, au milieu d’un mobilier caractéristique du goût du Second Empire, les bustes de la famille Bonaparte, ce qui n’avait pas dû déplaire à Frédéric Masson, académicien et historien du bonapartisme qui aimait se rendre chez elle.
Elle renoua avec ses dîners du mercredi, réunissant cette fois-ci à la même table artistes et écrivains. On y retrouvait bien sûr Giraud, Gautier, Flaubert, Dumas Fils, Edmond de Goncourt (Jules étant mort en 1869). Elle les vit disparaître les uns après les autres…

Au temps d’Edmond Rostand et de Marcel Proust

Des auteurs plus jeunes rejoignirent alors son cercle, en particulier Alphonse Daudet, qui séjournait tous les étés à Saint-Gratien, Victorien Sardou, Anatole France et autres poètes parnassiens comme Leconte de Lisle et José-Maria de Heredia, Guy de Maupassant, François Coppée, Pierre Loti, Huysmans, et le jeune Marcel Proust qui fut fasciné par cette vieille dame d’un autre temps et d’un autre monde.
Elle recevait à sa table l’élégant docteur Pozzi et même des gens de théâtre, comme Sarah Bernhardt et Alice Pasca. Des réceptions somptueuses étaient données où se trouvaient parmi les invités les Rothschild, Ephrussi et Reinach… Tout en continuant à manifester son incompréhension vis-à-vis de la révolution picturale en cours, notamment vis-à-vis d’Edgar Degas, ainsi qu’elle le confiait à Edmond de Goncourt, l’un de ses fidèles devint néanmoins le peintre Giuseppe De Nittis, dont le style était profondément marqué par la peinture impressionniste. Mathilde fut en particulier séduite par son intérêt pour le japonisme.
D’autres salons supplantaient peu à peu celui de la Princesse.
Les femmes qui tenaient le haut du pavé étaient maintenant la comtesse Greffulhe et madame Straus, avec laquelle elle s’était liée d’amitié. Pour les jeunes écrivains qui aimaient encore fréquenter la rue de Berri, comme Lucien Daudet, c’était certainement l’histoire qu’elle représentait qui les
attirait et il est touchant de voir à la fin du siècle le tout jeune Reynaldo Hahn jouer en l’honneur de la Princesse, le 18 décembre 1893 chez Alphonse Daudet, ses mélodies, Les Chansons grises, sur des poèmes de Verlaine.
Vieillie, souvent désabusée, Mathilde, malgré son incapacité à faire entrer Gautier à l’Académie, continua parfois à jouer un rôle déterminant lors de mémorables élections sous la coupole et en juin 1903, quelques mois avant sa mort, elle assista à la réception d’Edmond Rostand à l’Académie française, retenant l’attention de la presse. N’était-elle pas, en ce début du XXe siècle, la cousine germaine de l’Aiglon ?

Une femme libre

Le trait principal qui caractérise Mathilde Bonaparte, princesse impériale, fut la liberté d’esprit. Elle vénérait l’image et la légende de son oncle, à qui certes sa famille devait tout, mais qui à ses yeux avait tant apporté à la France. Ce qui l’avait impressionnée chez son cousin Louis-Napoléon c’était sa face libérale, et elle honnissait la bigoterie des Tuileries. Même si toute discussion politique était soigneusement évitée dans son salon, son entourage plutôt progressiste était peu apprécié par celui de l’Empereur qui, pour sa part, lui pardonnait toutes ses incartades.
En 1892, Popelin mourait et, malgré une certaine distance entre les deux amants à partir de 1888, due au soupçon d’une idylle entre l’émailleur et sa dame de compagnie Marie Abbatucci, Mathilde s’était tout de même rapprochée de lui. Elle se retrouva fort seule. Ses vieux jours, jusqu’à sa mort le 2 janvier 1904, furent apaisés par la présence de son petit neveu, Joseph (Giuseppe) Primoli, son « cher Gégé ». Il était le fils de Charlotte Bonaparte, elle-même fille de Charles-Lucien Bonaparte et de Zénaïde Bonaparte, qui descendait donc à la fois de Lucien et de Joseph. Après la chute de l’Empire, l’on voit de plus en plus souvent Gégé rue de Berri et à Saint-Gratien, partageant son temps entre Paris et Rome et quand ils n’étaient pas ensemble, ils tenaient une correspondance assidue. L’intérêt évident que Joseph Primoli manifestait pour la petite histoire de la famille plutôt que pour les grands faits historiques joua un rôle important dans les mémoires de sa tante. Gégé est photographe, ami de Degas et des modernes. Les clichés de cette époque, réunis à l’exposition, sont la part de modernité de ce milieu, le dernier engouement artistique de la princesse.

Plus d’infos

Palais Fesch-musée des Beaux-arts
50-52 rue du cardinal Fesch
20 000 Ajaccio
Tél : 04 95 26 26 26
Site Internet du musée Fesch

Le musée est ouvert tous les jours de la semaine.
Du 1er mai au 31 octobre, de 9h15 à 18h
Du 1er novembre au 30 avril, de 9h à 17h
Le musée est fermé le 25 décembre et du 1er au 15 janvier 2019

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Téléchargements

Le Palais Fesch, musée des Beaux-Arts, et ses collections

Le Palais Fesch doit son existence à la volonté du cardinal
Fesch, demi-frère de la mère de Napoléon. Par testament,
le cardinal voulait que soit fondé à Ajaccio un « Grand
Institut des Études », nanti d’une collection d’œuvres
d’art. Joseph Bonaparte, comte de Survilliers, son
exécuteur testamentaire, contesta le legs. La ville dût
ériger le bâtiment à ses propres frais, mais elle reçut
toutefois, provenant de l’immense collection de 17 000
œuvres et objets du cardinal, environ 1500 objets d’art.
Différents dons et legs enrichiront par la suite les
collections, notamment ceux de Félix Baciocchi en 1866,
du duc de Trévise en 1892, de Jérôme Napoléon en 1897,
de la famille Rothschild en 1889 et 1909.
L’État, pour sa part, procède dès 1854 et régulièrement
jusqu’en 1973 à des dépôts à la ville d’Ajaccio.
Aujourd’hui le musée expose sur quatre niveaux environ
500 œuvres. La collection s’articule autour de plusieurs
grands axes : la peinture italienne du XIVe au XVIIIe
siècle, ce qui en fait l’un des principaux musées français
de peinture italienne, le département napoléonien,
comprenant les portraits peints ou sculptés de la famille
Bonaparte et, depuis 2010 et grâce à la générosité de
donateurs locaux, un département de peinture corse.
Le Palais organise et accueille plusieurs expositions par
an, partagées entre art ancien et art contemporain. Lieu de
recherche et d’activités culturelles, il dispose d’une
documentation-bibliothèque d’histoire de l’art, d’une salle
polyvalente accueillant ateliers et conférences et d’une
Grande Galerie où sont proposés tout au long de l’année
divers événements culturels.

Les Amis du Palais Fesch

Pour adhérer à l’association des Amis du Palais Fesch ou pour tous renseignements vous prendre contact par courrier ou par mail :

Amis du Palais Fesch
50 rue Fesch
20000 Ajaccio
Mail : lesamisdupalaisfesch@gmail.com

2019-06-11T17:32:44+02:00 11 juin 2019|Catégories : L'actualité|Mots-clés : |Commentaires fermés sur La princesse Mathilde, une Bonaparte et les Arts
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