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Téléporté Angelo : Stéphane Sbraggia restitue les enjeux

Chaque transformation majeure d’un territoire, chaque avancée qui bouscule les habitudes, amène son lot de doutes et de questionnements. C’est le propre des sociétés démocratiques que d’en débattre, d’échanger et de confronter les points de vue. Mais entre le débat constructif et l’instrumentalisation politicienne, existe un fossé dans lequel certains s’enfoncent à l’envi.

Depuis quelques heures, à la faveur d’un article de presse, plusieurs groupes d’opposition s’élèvent, non pas pour proposer, enrichir ou contribuer à l’amélioration du projet, mais pour instiller la peur. Cette soudaine agitation ne relève ni d’une prise de conscience, ni d’un souci sincère pour l’avenir d’Ajaccio et de son agglomération. Elle est le symptôme d’une opposition qui, après cinq années de mutisme et d’absence dans les instances de décision, tente maladroitement de se forger une existence à l’approche des élections municipales de 2026.

Depuis des mois, les services et les élus de la Ville d’Ajaccio et de la Communauté d’Agglomération du Pays ajaccien (CAPA) ont travaillé, proposé, argumenté et obtenu des financements pour porter un projet d’intérêt général. Nos détracteurs, eux, n’ont rien construit, rien avancé, rien suggéré. Où étaient-ils lorsque nous avons élaboré les solutions de mobilité pour le Pays ajaccien ? Où étaient-ils lorsque nous avons engagé des études, mobilisé des expertises et structuré une réponse à l’engorgement chronique de notre ville ?

La ficelle est grossière. Il est aisé de convoquer des images anxiogènes et analyses caricaturales, de brandir des hypothèses dramatiques et de souffler sur les
braises de la désinformation. C’est l’apanage du populisme le plus primaire, dans une société où, très souvent, règnent l’émotion et le mépris de la vérité.