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Concert méridien en partenariat avec le conservatoire Henri Tomasi

Mercredi 6 avril à 12 h30 : Musique de Chambre

Lors de ce concert, les jeunes artistes du conservatoire Henri Tomasi   joueront de la musique de chambre en duo, trio, ou autres ensembles.

Grande Galerie, Entrée libre

Conférence : Napoléon, figure des légendes populaires de Paris

Jeudi 7 avril à 18h30, par Chantal Prévot, Responsable des bibliothèques de la Fondation Napoléon

Le souvenir de Napoléon est si vaste et polymorphe qu’il s’étend jusque dans les contes populaires de Paris. « Toujours lui : Lui partout ! » s’était écrié Victor Hugo. Et en effet l’ombre de l’Empereur est présente jusque dans les mystères parisiens :  évanescente dans les ruines fumantes des Tuileries en compagnie d’un fantôme rouge, cachée dans les entrailles d’une statue royale, affublée d’un nez monstrueux à l’entrée d’un passage, ou encore enfouie dans les boyaux peu ragoûtants de la ville. Car par-delà l’Histoire, l’aura du Petit Caporal s’est immiscée et pour longtemps dans ce que nous appelons de nos jours les légendes urbaines.

Passionnée par l’histoire de Paris et par la vie quotidienne sous le Premier Empire, Chantal Prévot leur a consacré de nombreux articles et ouvrages dont : Mystères de Paris (paru l’an dernier aux éditions du Cerf), et L’atlas de Paris au temps de Napoléon en coédition avec Irène Delage (Parigramme, 2014). Elle est également familière de l’affaire des masques mortuaires et de la difficile succession testamentaire de Napoléon.

Grande galerie, entrée libre

Racines de ciel : Antoine Compagnon

Vendredi 8 avril à 18h30 

Conversation et échanges orchestrés par Sandra Alfonsi et Michel Peretti.

Ils évoqueront notamment les derniers ouvrages, La Vie derrière soi (éd. des Équateurs, 2021) et Proust du côté juif (Gallimard, 2022)

Antoine Compagnon est professeur, romancier, critique littéraire et essayiste. En 1985, il devient docteur d’État ès lettres et enseigne dès lors dans les établissements les plus prestigieux : l’École polytechnique, l’université de Columbia à New-York, la Sorbonne puis, de 2006 à 2021, au Collège de France, à la chaire « Littérature française et contemporaine : histoire, critique, théorie ». L’année 1979 marque la publication de deux premiers ouvrages, l’essai La Seconde main ou le travail de la citation (Seuil) et le roman Le Deuil antérieur (Seuil).

Suivront vingt essais, consacrés à Baudelaire, Montaigne ou Pascal, au bouleversement digital (Petits spleens du numérique, éd. des Équateurs, 2015) ou aux Chiffonniers de Paris (Gallimard, 2017) et trois autres romans.

Sa dernière œuvre de fiction, L’Âge des lettres (Gallimard, 2015), est dédiée à son ami Roland Barthes. En 2021 et 2022, à quelques mois d’intervalle, paraissent deux nouvelles œuvres. Dans La Vie derrière soi (éd. des Équateurs), Antoine Compagnon mène une réflexion, nourrie par ses cours dispensés au Collège de France, sur la fin de vie, le deuil du temps passé, par le prisme littéraire. Spécialiste de Marcel Proust, il est ensuite l’auteur de Proust du côté juif (Gallimard), étude sur « ce que Proust avait de juif dans son milieu familial ».

Grande galerie, entrée libre

Les dimanches en musique :

Dimanche 10 avril 16 h : Portraits d’enfants

En partenariat avec l’association Clavecin en Corse

Avec Sandrine Luigi (guitare romantique) et Catherine Zimmer Lorenzi (Piano-forte) sur des œuvres de Antonio Vivaldi, Joseph Haydn, Ferdinando Carulli, Prudent Louis Aubery Du Boulay, Antoine Diabelli, Ludwig Von Beethoven, Federico Moretti, Fernando Sor, Joseph Ferrer, Julian Arcas.

Grande Galerie, Conditions d’accès : billet d’entrée du musée, gratuit pour les enfants

Visites guidées : les chefs d’œuvres du Palais Fesch

Les vendredis 15, 22 et 29 avril à 14h30

Cette visite, présentée par un guide conférencier, permet de découvrir un panorama exceptionnel de la peinture du 14ème au 19ème siècle. Œuvres de Botticelli, Titien, Véronèse, Poussin). Surprenant et à ne pas manquer.

Rendez-vous à 14h30 au Palais Fesch.

Tarifs : de 5€ à 10€ (Renseignements auprès de l’Office Intercommunal de Tourisme), billetterie en ligne et à l’OIT

Ateliers d’histoire de l’art : le cardinal Fesch et Rome

Avec Annick Le Marrec, documentaliste.

Cycle de visites guidées mensuelles suivies d’ateliers à la bibliothèque du musée en introduction à l’exposition de l’été, La Grande Bellezza, l’Art à Rome au XVIIIe siècle, 1700-1758.

Vendredi 29 avril à 14 h : Baroque et rococo

Conditions d’accès : pas d’inscription nécessaire, billet d’entrée du musée

La collection d’Ajaccio est particulièrement riche en tableaux romains, surtout baroques, témoignant de l’origine romaine d’une grande partie de la collection Fesch, ainsi que des liens privilégiés du cardinal avec cette ville.

Ce cycle permet d’évoquer les grands noms de la peinture romaine des XVIIe et XVIIIe siècles, bien représentés dans les salles du musée comme dans le reste de l’immense collection Fesch aujourd’hui dispersée dans les plus grands musées du monde : Le Cavalier d’Arpin, Angelo Caroselli, Ottavio Leoni, Nicolas Poussin, Pietro da Cortona et ses élèves, Pier Francesco Mola, Carlo Maratti, Giovanni Battista Gaulli dit Baciccio, Giovanni Paolo Panini, Pierre Subleyras etc…

Conférence – 1492 : année de naissance, année cruciale ? avec Florian Blazin

Vendredi 29 avril à 18h30

D’après les sources, la ville « génoise » naît le 30 Avril 1492 aux environs de 19h. Cette affirmation d’une précision extrême n’en finit pas d’étonner les historiens, les chercheurs comme ceux qui sont moins connaisseurs mais qui, avec un bon sens logique, peuvent se questionner légitimement sur quelle place et dimension donner à de telles certitudes. Aussi surprenant soit-il, ce contexte apparait à la fois comme un support stable qui favorise les études dont il est la base mais aussi comme le terreau fécond de visions conditionnantes qui peuvent aller à contre-courant des espoirs mis dans les mêmes études.

Comment relativiser la dynamique historisante qui accompagne cette année 1492 ; année appelée « Ano crucial » dans l’historiographie espagnole et qui apparait comme un tournant (à raison ?) à tel point qu’elle est considérée comme la clôture du millénaire médiéval et l’entrée dans les temps étonnement qualifiés de « modernes » …

Grande galerie, entrée libre

Conférence – Une brève histoire d’Ajaccio, des origines à demain avec Philippe Perfettini

Vendredi 29 avril à 19h

L’Histoire retient qu’Ajaccio a été fondée par la République de Gênes en 1492. Pourtant, les traces les plus anciennes de l’occupation humaine sur le territoire remontent au Néolithique moyen (IVe millénaire av. J.C.) et, à partir du IIe siècle de notre ère, la ville romaine se développe au niveau de la vallée de Saint-Jean. C’est en 1272 que les Génois prennent possession de la baie d’Ajaccio avant de s’installer sur l’emplacement de la citadelle actuelle. À l’origine, le site est donc une place forte, mais un urbanisme civil s’y développe à l’intérieur des remparts suivant un plan articulé autour de trois rues parallèles jointes par un réseau perpendiculaire de rues secondaires.

En 1799, lorsque Napoléon Bonaparte accède au pouvoir, sa ville natale n’est qu’un petit bourg de cinq mille habitants qui étouffe dans ses remparts, Les problèmes sanitaires sont nombreux et l’eau est de mauvaise qualité. Afin d’y pallier, un plan d’embellissement de la ville est réalisé et la nouvelle Ajaccio se développera suivant deux axes perpendiculaires : le cours Sainte-Lucie (actuel cours Napoléon) et l’avenue du Premier Consul, une nouvelle place et un port. Durant le règne de Napoléon III, la croissance d’Ajaccio se poursuit en répondant à deux objectifs. Le premier consiste en l’aménagement de nouveaux quartiers et le second en la propagation de la foi napoléonienne par une intégration de l’iconographie impériale dans le tissu urbain.

Dès les années 1930, un nouvel habitat populaire se développe et l’explosion démographique entre 1946 et 1975, due en partie à l’exode rural, entraine ainsi une demande forte de la part d’une population à faibles revenus concernant des logements à loyer modéré. Des barres d’immeubles et trois tours d’une vingtaine d’étages sont donc élevées afin de répondre rapidement à cette croissance. Une nouvelle explosion démographique a lieu depuis les années 2000 entrainant avec elle une nouvelle mutation urbaine à l’est de la ville et en périphérie. Alors, quelle sera l’Ajaccio de demain ?

Grande galerie, entrée libre

Expositions temporaires :  Images d’Ajaccio

29 avril – 31 mai 2022

Les musées des Beaux-arts français, bâtiments phares des capitales régionales, possèdent quasiment tous une collection de peintures, de dessins et de photographies, œuvres d’artistes originaires de la région ou seulement de passage qui ont tout autant représenté les paysages, les scènes de la vie locale que les habitants, connus ou anonymes. Inauguré sous le Second Empire, le Palais Fesch ne fait pas exception et les œuvres représentant la Corse en général et Ajaccio en particulier proviennent de quatre sources principales : les dépôts de l’État, les achats faits par la Ville, les dons d’artistes ou de leurs descendants, ainsi que les donations ou legs de collectionneurs.

Dès sa fondation, le palais Fesch reçoit des tableaux achetés par l’État lors des différents salons organisés à Paris et le premier dépôt concerne La Forêt de Valdoniello peinte par Jean-Luc Multedo (1812-1894) acquise en 1866 au Salon des Artistes Vivants. C’est en 1914 que le musée reçoit un important dépôt, concernant de surcroît un artiste ajaccien : Le Retour à la terre, immense triptyque peint par Léon-Charles Canniccioni (1879-1957).

Parallèlement, la municipalité engage une politique d’acquisition à partir de 1882 en devenant propriétaire d’une toile représentant Ajaccio et peinte par un Ajaccien, à savoir une Vue d’Ajaccio en 1882 par François Peraldi (1843-1916). D’autres artistes, dont Jacques-Martin Capponi (1865-1936) font preuve de générosité en faisant don de quelques œuvres à leur ville natale dont Anankè en 1901.

Toutefois, le fonds dédié à l’art insulaire, contrairement aux collections napoléoniennes, ne croît que très peu et il faut attendre les années 1990, et plus précisément 1992, pour que les festivités consacrées au 500e anniversaire de la fondation d’Ajaccio, permettent l’acquisition d’une série d’aquarelles de Jean-Jérôme Lévie (1809-1886). À l’aube du XXIe siècle, le Palais Fesch conserve un peu plus d’une centaine de représentations de la Corse, seulement. Le regain d’intérêt pour la peinture insulaire à Ajaccio a lieu en 2005, lorsque les frères Bassoul offrent à la Ville un superbe portrait intitulé Le Vieux médaillé, peint par Jean-Baptiste Bassoul (1875-1934), membre éminent de « l’école d’Ajaccio », en 1901. Trois ans plus tard, la famille Bassoul enrichit considérablement le fonds ajaccien du Palais Fesch en faisant don d’un ensemble de près de 400 dessins provenant de leur aïeul. Ce n’est pas tout car, entre 2007 et 2021, François et Marie-Jeanne Ollandini ont grandement contribué au développement de ces collections par une succession de donations ayant permis, dès 2010, d’ouvrir un département entièrement consacré aux arts insulaires dans les murs du musée. Aujourd’hui, l’ensemble des collections dédié à la Corse s’élève à plus d’un millier d’œuvres en grande partie consacré à des représentations d’Ajaccio.

Afin de célébrer le 530e anniversaire de la fondation de la ville, le Palais Fesch propose un voyage dans le temps, entre 1850 et 1950, à la découverte des images d’Ajaccio et de ses habitants.

Visites guidées

La citadelle avec Philippe Perfettini

Les samedi 30 avril et dimanche 1er mai à 10h.

Rendez-vous à l’entrée de la citadelle

La vieille ville : de 1560 à 1930 deux ensembles complémentaires au service de l’Histoire d’Ajaccio avec Florian Blazin

Les samedi 30 avril et dimanche 1er mai à 14h.

Rendez-vous Place des Palmiers, au pied de la statue de Napoléon

 

Prochainement : Conférence – Joseph Grandval, bienfaiteur d’Ajaccio par François Quilichini

Jeudi 19 mai à 18h30

Compte tenu du contexte sanitaire, les visiteurs sont priés de respecter les règles suivantes :
– désinfection des mains à l’entrée du bâtiment (du gel hydro alcoolique est mis à disposition)
– port du masque obligatoire à partir de 11 ans
– respect des règles de distanciation physique
– respect des gestes barrières
Les visites du musée et de la Chapelle Impériale (crypte fermée au public) se font sans réservation.

Plus d’infos

Palais Fesch-musée des Beaux-arts 50-52 rue du cardinal Fesch 20 000 Ajaccio Tél : 04 95 26 26 26 Site Internet du musée Fesch

Le musée est ouvert tous les jours de la semaine. Du 1er mai au 31 octobre, de 9h15 à 18h Du 1er novembre au 30 avril, de 9h à 17h

Voir les actus Culture et Patrimoine

Les Amis du Palais Fech

Pour adhérer à l’association des Amis du Palais Fesch ou pour tous renseignements vous prendre contact par courrier ou par mail :

Amis du Palais Fesch
50 rue Fesch
20000 Ajaccio
Mail : lesamisdupalaisfesch@gmail.com

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