Il fallait une île – la Corse, un lieu – La Cité Grossetti, une force vive – la M3E, et un homme – Daniel Luccioni, pour organiser TecnulugIA, le premier salon de la tech, de l’IA et de la robotique du bassin méditerranéen. L’IA appartient déjà au quotidien. Pourtant l’écart se creuse chaque jour entre les pays qui en ont fait une priorité et les autres. TecnulugIA est une prise de conscience et un temps de réconciliation.
Comment faire de l’IA et de la robotique des alliés privilégiés ? Rendez-vous du 15 au 17 octobre à Ajaccio pour passer de l’abstrait au concret, de la résistance à l’enthousiasme.
Un constat sans appel
Entre fantasme et méconnaissance. C’est ainsi que Daniel décrit notre rapport à la tech en général, à l’IA en particulier. Ce serial entrepreneur multisectoriel (des vignobles à l’industrie aéronautique) dialogue en direct avec les entreprises chinoises qui réalisent des robots humanoïdes utilisant l’IA – bientôt accessibles à un prix défiant toute concurrence. « Le premier blast est passé, explique Daniel. Après le stade de l’incrédulité, en Corse comme sur le Continent, nous naviguons à vue entre la peur et l’envie quand ailleurs l’IA est déjà devenue une évidence. Maintenant il faut éduquer et investir – sans attendre – pour tirer parti de la nouvelle donne ».
Ensemble c’est mieux
La M3E est au coeur du rayonnement et du développement du pays ajaccien. Elle est le point de départ d’une nouvelle façon d’envisager l’avenir du territoire. Dans un contexte où l’IA s’impose dans tous les secteurs, elle a saisi d’emblée l’urgence de passer du constat au rebond. La M3E a mobilisé ses ressources logistiques, financières et stratégiques,pour accompagner Daniel Luccioni dans l’organisation du Salon TecnulugIA. Elle assure une part importante de son financement par une mise à disposition de La Cité Grossetti, et sous la forme d’un apport direct. En soutenant de tels projets d’envergure, l’idée pour la M3E, présidée par Stéphane Sbraggia, est de faire du pays Ajaccien un territoire qui refuse les fractures technologiques et choisit au contraire de construire une dynamique collective d’appropriation.
Aborder la face immergée de l’iceberg
Le programme de TecnulugIA est conçu comme un plan d’action. Pour un impact global, il s’adresse par paliers aux acteurs de la transformation. Le jeune public est en première ligne. Grand consommateur d’IA, il est nécessaire de former son discernement quant aux messages qu’il réceptionne.
Ainsi, une part très significative du contenu web utilisé à grande échelle pour entraîner les IA provient historiquement de sites américains, ou de sources fortement marquées par la culture américaine. TecnulugIA cible aussi les startupers ainsi que les entreprises existantes. Ils bénéficieront grâce au Salon d’un accompagnement ancré dans la réalité du marché et des thématiques déterminantes.
Parmi les sujets explorés en profondeur : industrie 4.0 et 5.0, formation au NoCode, solutions innovantes via l’IA, l’IoT et l’interaction homme-machine, période de convergence de l’IA avec la robotique notamment dans le secteur agricole, mais aussi cybercriminalité, intelligence économique, empreinte énergétique, éthique et régulation.
Des intervenants sans langue de bois
Daniel a mobilisé son réseau pour rassembler un panel d’experts nationaux et internationaux parmi les plus pointus dans les domaines concernés. Parmi eux Luc Julia, pionnier de l’intelligence artificielle, reconnu pour ses contributions déterminantes aux technologies vocales et à l’essor des assistants intelligents. Il partagera sa vision prospective ainsi que son approche humaniste et pragmatique de ces technologies, aux côtés d’autres talents tels que Jérôme Ribeiro, fondateur d’Human-AI. À une époque où la convergence entre la robotique et l’intelligence artificielle se manifeste, ouvrant des perspectives inédites capables de transformer profondément le quotidien des entreprises comme des particuliers. Il devient plus que jamais essentiel d’aborder ces sujets avec la plus grande objectivité.
Tenter pour gagner
TecnulugIA, c’est aussi la possibilité de participer au premier Big Wheel Pitch au monde. Calqué sur le modèle des prises de contact « sauvages » qui ont permis aux futurs géants de la tech californienne de démarrer, il permettra à 48 startuppersde pitcher leur deck et d’échanger avec un investisseur en 5 minutes chrono, le temps de trois tours de roue. Ce Big Wheel pitch organisé le mercredi après-midi offrira la possibilité de tenter une première levée de fond en pré-seed.
Il prendra le relais d’un concours de pitch, plus formalisé, qui aura lieu le matin et dont l’un des lots sera une sélection pour participer au Fundtruck Maddyness.
Rendez-vous du 15 au 17 octobre à Ajaccio à La Cité Grossetti, la pierre angulaire de l’entreprenariat du bassin méditerranéen.